© 2018 par kevine kaniki.

 


3095, Avenue araucarias Q/hewa bora C/ruashi
lubumbashi 
Democratic Republic of Congo
Tel.  +243 995 400 870
E-mail: infos@rdcvisit.com
 

 

La ville de Lubumbashi

La ville fut fondée par les Belges en 1910 par sur un espace de savane totalement vierge et inhospitalier de prime abord où ils vont ériger une coquette cité coloniale qui sera baptisée Elisabethville en hommage à l’épouse du Roi Albert 1er.

Et dans le but dès le départ d’y développer une exploitation minière (via la fameuse Union Minière du Haut-Katanga) (UMHK)) et d’y établir et étendre l’influence belge, afin de prendre de court les Britanniques présents dans la région et qui convoitaient la zone pour son intéressant sous-sol.

A Independence, elle est agitée par les troubles que l’on connait (cfr histoire du Katanga), avait de devenir avant de devenir la capitale de l’éphémère Etat autonome du Katanga dirigé par Moïse Tshombé. Et c’est là, à l’entrée de la ville (Villa Broussais que l’on peut visiter aujourd’hui) que seront assassinés le 17 janvier 1961 le premier ministre déchu et père de l’indépendance Patrice Emery Lumumba et ses compagnons politiques.

Située à 300 kilomètres à l’ouest de Lubumbashi dans l’un des plus riches bassins miniers des hauts plateaux du Lualaba (cuivrecobalt, uranium, radium), Kolwezi fut créée en 1937 pour abriter le siège du Groupe Ouest de l’Union Minière du Haut-Katanga qui deviendra la Gécamines en 1967 suite à sa nationalisation.

Site que celle-ci exploite toujours aujourd’hui tant bien que mal, même si la donne et le marché ont entre-temps changé et vu arriver d’autres sociétés privées étrangères avec lesquelles elle est contrainte de collaborer ou sous-traiter. Et ce, suite à son lent déclin causé notamment par l’effondrement de la mine de Kamoto en 1990. Mais plus encore qu’à Likasi ou Lubumbashi, l’empreinte de l’ex toute puissante Gécamines est omniprésente à Kolwezi, dont elle a façonné non seulement les paysages industriels et urbains mais aussi l’histoire et les mentalités.

Tout le monde ici ou presque a en effet un lien avec l’ex « mère nourricière », et en vit (vivait) d’une manière ou d’une autre. Elle pourvoyait, et pourvoit toujours, à toute une série de besoins annexes pour ses cadres et employés et leurs familles : de l’école des enfants aux hôpitaux en passant par les centres de loisirs et de formation. La Gécamines est partout à Kolwezi, ce qui lui a valu d’être considérée comme un « Etat dans l’Etat » à la grande époque.

Mais outre pour ses activités minières, Kolwezi est aussi tristement célèbre pour l’invasion des rebelles sécessionnistes katangais soutenus par l’Angola en 1978 et le fameux débarquement des parachutistes français et belges (« la légion saute sur Kolwezi »). Ceux-ci vont mater la rébellion qui se soldera tout de même par un millier de victimes, dont 170 Européens massacrés par les rebelles (d’où l’intervention des puissances étrangères à la demande de Mobutu).

La ville de likasi 

Likasi se trouve au cœur de la région minière du Katanga à mi chemin entre Lubumbashi (114 km) et Kolwezi (190 km) avec lesquelles elle forme cet axe emblématique de l’exploitation cuprifère dans la province.

Au 16e siècle déjà, des fouilles révélaient l’existence du métal rouge qui était travaillé artisanalement selon le rituel de la confrérie des « mangeurs de cuivre ». Ceux-ci fabriquaient des croisettes de toutes tailles (petites croix de St André) qui servaient alors de monnaie d’échange et que l’on peut encore trouver aujourd’hui chez des antiquaires ou sur des marchés d’artisanat. On peut aussi les admirer, ainsi que d’autres vestiges et objets découverts dans les environs, au Musée Minéralogique de la ville situé dans l’enceinte de la Gécamines (Groupe Centre).

Kalemie et le lac Tanganiyka

Anciennement Albertville, la ville de Kalemie etais la quatrième ville de l'ancienne province du  Katanga actuellement province du tanganyika et le chef-lieu du   Tanganyika au nord de la province. Elle est située sur la côte occidentale du lac Tanganyika qui sépare la RDC de la Tanzanie et du Burundi.

C’est l’une des principales localités avec Baraka de la région, à l’origine fort boisée et qui n’a jamais été très peuplée en raison notamment d’épidémies de maladie du sommeil et des razzias des trafiquants esclavagistes arabes. Ce qui explique son enclavement relatif. Kalemie est accessible par avion et chemin de fer – grâce auquel elle doit d’ailleurs son développement mais qui est très obsolète et aléatoire aujourd’hui – et possède un port qui dessert les pays voisins.